Objectif n°3 : Garantir les moyens nécessaires au système de santé

2.6.2. Inégalités territoriales de répartition des médecins spécialistes

Finalité

Construire des indicateurs de densités moyennes en médecins spécialistes dans les départements de densité respectivement inférieure et supérieure à la densité départementale médiane permet de mesurer les inégalités de répartition de ces médecins sur le territoire et de suivre leurs évolutions. Au 1er janvier 2021, la densité de médecins spécialistes en France est de 189 médecins pour 100 000 habitants, avec des disparités départementales importantes : on compte en effet 37 médecins spécialistes pour 100 000 habitants à Mayotte, 72 dans l’Eure ou la Meuse, alors qu’il y en a jusqu’à 282 dans le département du Rhône ou 635 à Paris (cf. indicateur n°1.4.1).

Résultats

Au 1er janvier 2021, la densité de médecins spécialistes est en très légère augmentation par rapport à l’année précédente (189 pour 100 000 habitants contre 188 en 2020). La densité moyenne de la moitié des départements les mieux lotis s’élève à 229 spécialistes pour 100 000 habitants et continue d’augmenter. La densité moyenne de la moitié des départements les moins bien dotés est stable et s’établit à 114. 
Ces évolutions sont toutefois d’ampleur suffisamment limitée pour ne pas modifier les caractéristiques générales de la répartition de l’offre de soins de médecins spécialistes (libéraux et salariés) en France. Celle-ci reste globalement deux fois plus élevée dans la moitié des départements les mieux dotés.

Graphique 1 ● Densité de médecins spécialistes pour 100 000 habitants au 1er janvier de chaque année

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Sources : 2008-2011 Adeli et 2012-2021 RPPS.
Champ : France entière. Note : rupture de série entre 2011 et 2012 en raison d’un changement de source. Note de lecture : au 1er janvier 2021, la moitié des départements a une densité supérieure à 140 médecins pour 100 000 habitants (densité médiane). Dans ces départements, la densité est en moyenne de 229 médecins pour 100 000 habitants (et de 114 pour les départements dont la densité est inférieure à la médiane).

Construction de l’indicateur

La densité prise en compte est la densité départementale de médecins spécialistes, soit le nombre de médecins inscrits à l’Ordre dans ce département, rapporté à la population. La densité départementale médiane est définie par la densité du département médian. Sur 101 départements (y compris les départements d’outre-mer, avec Mayotte à partir de 2012) classés dans l’ordre décroissant de la densité de médecins spécialistes, la densité départementale médiane est donc la densité de spécialistes du 51ème département. L’indicateur de densité moyenne de spécialistes dans les départements où la densité est inférieure (resp. supérieure) à la densité départementale médiane est égal à la moyenne pondérée des densités des départements de densité inférieure (resp. supérieure) à la médiane.

Précisions méthodologiques

L’indicateur est calculé par la Drees. Le champ est constitué par l’ensemble des médecins spécialistes, quel que soit leur mode d’exercice (libéral ou salarié). Les résultats sont obtenus jusqu’en 2011, à partir du répertoire administratif Adeli auquel tous les médecins sont tenus de s’inscrire. À partir de 2012, cet indicateur est calculé à partir des données du Répertoire Partagé des Professionnels intervenant dans le système de Santé (RPPS). Attention, ce changement de source conduit à une rupture de série et interdit d’interpréter l’évolution entre 2011 et 2012. En 2020, la série 2012-2020 a été reprise pour en améliorer le calcul. Les chiffres présentés depuis 2020 sont donc un peu différents de ceux publiés les années précédentes, sans que le sens du message ne change.

Organisme responsable de la production de l’indicateur : DREES

Téléchargements complémentaires