Objectif n°1 : Développer la prévention

2.2.2. Limiter la propagation du VIH

Finalité

Le VIH est un rétrovirus humain sexuellement transmissible qui affaiblit le système immunitaire, et en l’absence de traitement, est responsable du sida. Le Gouvernement a fixé pour objectif qu’il n’y ait plus de nouvelle contamination en 2030. Cet indicateur vise à suivre l’évolution du nombre de personnes contaminées par le VIH.

Résultats

En 2018, on estime que 5 950 personnes ont été contaminées par le VIH (cf. graphique 1). Depuis 2010, le nombre de nouvelles contaminations chez les personnes nées en France a baissé de 21 % pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) et de 14 % pour les personnes contaminées par rapports hétérosexuels. Ce nombre reste stable chez les femmes hétérosexuelles nées à l’étranger et a fortement augmenté chez les HSH nés à l’étranger (+57 % sur la même période). 
Le nombre de dépistages du VIH a augmenté au cours des dernières années, passant de 5,2 millions de sérologies réalisées en 2013 à 6,2 millions en 2019 (cf. graphique 2). L’offre de dépistage s’est progressivement diversifiée au-delà des laboratoires de biologie médicale grâce à la disponibilité des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) et des autotests.
En termes de prévention, les stratégies reposent sur une approche de prévention combinée qui vise à articuler, au mieux et en fonction des besoins de chacun, les outils de protection disponibles : préservatif, dépistage répété et régulier du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST), recours aux traitements préventifs du VIH (traitement post-exposition-TPE-, prophylaxie pré-exposition-PrEP- et « treatment as prevention » -Tasp-), traitement adapté des IST, vaccination.
Cependant, en 2020, les évolutions positives enregistrées ces dernières années, notamment en termes d’augmentation du recours au dépistage et de l’utilisation de la PrEP, médicament permettant d’éviter de se faire contaminer, ont été interrompues en raison de la crise sanitaire. Entre mars et septembre 2020, près de 650 000 tests en moins parmi ceux attendus ont été réalisé d’après Epi-Phare.  Deux évolutions positives sont cependant à noter :
1/ L’ouverture de la primo-prescription de la PrEP en médecine de ville suite à un avis favorable de la HAS (jusqu’à présent uniquement effectuée par un médecin expérimenté au sein des hôpitaux ou des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).
2/ L’ouverture des centres de santé sexuelle communautaire qui doivent permettre de dépister et traiter rapidement les personnes porteuses d’une infection par le VIH ou d’une autre IST dans une approche globale de santé sexuelle.

Graphique 1 ● Incidence du VIH

Ma.2.2.2_G1.jpg

*HSH : Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes
Source : UMR_S 1136 INSERM et UPMC, Nombre de nouvelles contaminations par le VIH, données estimées
Champ : France entière

Graphique 2 ● Dépistages VIH réalisés

Ma.VIH.jpg

Source : Santé publique France, Nombre de sérologies VIH réalisées par les laboratoires de biologie médicale (hors dons de sang) - LaboVIH, données corrigées.
Champ : France entière

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Organisme responsable de la production de l’indicateur : ANSP Santé Publique France

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