1.5. Soins hospitaliers

1.5.3. Effectifs salariés dans les établissements de santé

Les effectifs salariés du secteur hospitalier, exprimés en personnes physiques en emploi au 31 décembre, ont progressé entre 2011 et 2019, plus rapidement dans le secteur privé (+6,8 %) que dans le secteur public (+1,9 %). 

Les effectifs médicaux salariés progressent plus vite dans le privé que dans le public

Dans le secteur public, les effectifs médicaux salariés ont augmenté de 8,8 % entre 2011 et 2019, passant de 87 200 à 94 900 personnes physiques salariées au 31 décembre . Cette hausse est plus forte pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (+9 %) que pour les sages-femmes (+8 %). En pratique, il faut toutefois distinguer plusieurs sous-périodes. De 2011 à 2013, les effectifs médicaux salariés des hôpitaux publics ont augmenté rapidement (+5,1 % en 2 ans). Entre 2013 et 2018, ils ont progressé beaucoup plus lentement (+0,4 % en moyenne annuelle sur la période). L’année 2019 est en revanche marquée par une hausse des effectifs médicaux salariés de 1,4 %. 

Dans le secteur privé, les effectifs médicaux salariés  ont connu une progression nettement plus régulière entre 2011 et 2017. Sur cette période, les effectifs médicaux salariés des établissements privés ont augmenté de 14,4 % entre 2011 et 2019, pour atteindre 22 600 personnes physiques présentes au 31 décembre 2019, contre 19 800 en 2011. 
 

Les effectifs de personnel non médical en légère diminution dans le public comme dans le privé

Dans le secteur public, les effectifs salariés de personnel non médical des établissements de santé ont augmenté de 1,2 % entre 2011 et 2019, passant de 893 100 à 903 900 personnes physiques salariées au 31 décembre. Comme pour les personnels médicaux, cette augmentation s’est concentrée sur le début des années 2010 (+2,3 % entre 2011 et 2014), une légère baisse des effectifs s’amorçant ensuite jusqu’en 2019 (- 1,1 % entre 2014 et 2019). 

Dans le secteur privé, les effectifs de personnel non médical augmentent de 6,2 % entre 2011 et 2019, passant de 270 000 à 286 800 personnes physiques salariées au 31 décembre. La plus grosse partie de cette évolution est portée par l’augmentation des effectifs de personnel soignant. En particulier, celle des effectifs d’infirmiers, qui passent de 81 200 à 90 800 salariés au 31 décembre sur la période (+11,8 %), explique plus de la moitié de l’évolution totale. 
Cette hausse globale résulte toutefois d’une forte augmentation des effectifs entre 2011 et 2016 (+8,3 % en 5 ans), suivie d’une diminution de 1,9 % entre 2017 et 2019. 
 

Les personnels soignants très largement majoritaires, dans le public comme dans le privé

Le personnel médical représente une part plus importante des effectifs dans le secteur public (9,5 %) que dans le secteur privé (7,5 %). Dans ces deux secteurs, la part représentée par le personnel médical connaît une augmentation faible mais constante sur la période : en 2011, elle s’élevait à 9,0 % dans le secteur public et à 7,0 % dans le secteur privé. 
La structure des qualifications du personnel non médical est relativement stable dans le temps, pour chaque secteur. En effet, elle dépend à la fois des spécialités de soins prises en charge et de l’organisation propre à chaque secteur. 
La majorité du personnel non médical est constitué de personnels des services de soins, respectivement 63,4 % des effectifs salariés au 31 décembre 2019 dans le public et 68,8 % dans le privé. Au sein de cette catégorie, ce sont les aides-soignants et agents de service hospitaliers et les infirmiers qui sont très largement majoritaires. S’ils sont en proportion quasiment équivalente dans les établissements privés (respectivement 31,7 % et 30,1 %), la répartition n’est pas tout à fait là même dans les hôpitaux publics : les infirmiers y représentent un peu plus d’un quart seulement (26,2 %) des personnels des services de soins, contre 31,5 % pour les aides-soignants et agents de service hospitaliers. 
La catégorie de personnel la plus représentée ensuite est le personnel administratif et de direction qui représente 14,2 % du personnel non médical dans les établissements privés et 10,4 % dans les hôpitaux publics. La part des personnels techniques et ouvriers est plus faible dans les établissements privés (3,6 %) que dans le public (10,6 %). C’est également dans les établissements privés que le personnel médicotechnique est le moins nombreux : il y représente 3,8 % des effectifs non médicaux salariés, contre 4,5 % dans les hôpitaux publics. 
 

Graphique 1 ● Évolution de 2011 à 2019 des effectifs salariés de personnels médicaux au 31 décembre, par secteur

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Champ : France métropolitaine et DROM (hors Mayotte), y compris le service de santé des armées (SSA). L’ensemble du personnel médical salarié du secteur hospitalier est inclus (médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et sages-femmes), à l’exception des internes et externes.
Sources : Insee, DADS-Grand Format 2011-2016, DADS-DSN 2017-2019, Siasp 2011-2019, traitements DREES.

Graphique 2 ● Évolution de 2011 à 2019 des effectifs salariés de personnels non médicaux au 31 décembre, par secteur

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Champ : France métropolitaine et DROM (hors Mayotte), y compris le service de santé des armées (SSA) et les titulaires de contrats aidés. L’ensemble du personnel non médical du secteur hospitalier est inclus, à l’exception des stagiaires, étudiants et apprentis.
Sources : Insee, DADS-Grand Format 2011-2016, DADS-DSN 2017-2019, Siasp 2011-2019, traitements DREES.

 

Tableau 1 ● Structure des effectifs salariés au 31 décembre 2019

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Champ : France métropolitaine et DROM (hors Mayotte), y compris le service de santé des armées (SSA), hors titulaires de contrats aidés.
Sources : Insee, DADS-DSN 2019, Siasp 2019, traitements DREES.

Sources des données : 
Les chiffres présentés ici et relatifs au secteur public sont obtenus à partir du système d’information sur les agents des services publics (SIASP) ; ceux du secteur privé sont produits à partir du fichier DADS-Grand Format jusqu’en 2016, puis du fichier DADS-DSN à partir de 2017. Ces données sont produites par l’Insee depuis 2009 et constituent les sources de référence pour réaliser des études sur l’emploi et les salaires dans le secteur hospitalier. Elles sont construites à partir de la déclaration annuelle de données sociales (DADS) et la déclaration sociale nominative (DSN), à partir de 2017 pour le secteur privé, qui sont des formalités déclaratives que doit accomplir toute entreprise employant des salariés.

Cette étude est relative au secteur hospitalier, qui est composé :
-    des hôpitaux publics relevant de la fonction publique hospitalière (FPH), repérés par, outre leur appartenance à la FPH, une catégorie juridique d’établissement égale à « 7364 – Établissement d'hospitalisation », « 7365 – Syndicat inter hospitalier » ou « 7366 – Établissement public local social et médico-social », hors secteur médico-social,
-    des hôpitaux publics relevant du service de santé des armées (appartenance à la fonction publique d’état et secteur d’activité égal à « 8610Z – Activités hospitalières »),
-    des établissements de santé privés, à but lucratif ou non, repérés comme les établissements du secteur privé dont le secteur d’activité égal à « 8610Z – Activités hospitalières ».

L’ensemble du personnel du secteur hospitalier est inclus dans les calculs, à l’exception des internes, externes, stagiaire, étudiants et apprentis. Sont concernés tous les établissements de santé de France métropolitaine et des DROM, exceptés ceux de Mayotte.

Organismes responsables de la production de l’indicateur : DREES

Téléchargements complémentaires