1.1. Dépenses de santé

1.1.1. Dépenses de santé dans le produit intérieur brut (PIB)

La dépense courante de santé représente 12,3 % du PIB en France en 2021

En 2021, avec une DCSi représentant 17,8 % du produit intérieur brut (PIB), les États-Unis sont de loin en tête des pays de l’OCDE. Cinq points derrière les États-Unis, l’Allemagne consacre 12,8 % de son PIB pour la santé, devant la France (12,3 %) et l’Autriche (12,2 %).

En moyenne, en 2020 (année où les données sont disponibles pour tous les pays de l’OCDE), les États membres de l’UE-27 consacrent 8,3 % de leurs PIB aux dépenses de santé. Il existe néanmoins une division géographique marquée en Europe au regard de la santé : les pays de l’UE-15 consacrent en moyenne 11,3 % de leurs PIB aux dépenses de santé, mais ces dernières sont plus faibles dans les pays du sud de l’Europe (de 9,5 % en Grèce à 10,7 % en Espagne). Pour les nouveaux membres de l’UE qui ont intégré l’OCDE (NM-13), les dépenses de santé représentent en moyenne 7,4 % du PIB en 2020.

La hiérarchie des pays en tête du classement est sensiblement modifiée lorsque l’indicateur de comparaison retenu est la dépense courante de santé exprimée en parité de pouvoir d’achat en santé (PPA santé) et par habitant (voir encadré ci-dessous). Cet indicateur est fondé sur une comparaison des prix pratiqués dans chaque pays pour un panier de produits et services de santé standards, comprenant les équipements, les médicaments et le personnel soignant. Il permet d’ajuster les dépenses de santé par les prix, pour apprécier les différences de volume de produits et de services consommés.

En 2021, parmi les pays de l’OCDE, c’est toujours aux États-Unis que la DCSi en volume est la plus élevée : elle atteint 6 700 € en PPA santé par habitant. La dépense de santé en PPA santé s’élève, en France, à 4 600 € par habitant. Les prix dans le secteur de la santé sont ainsi 64 % plus élevés aux États-Unis qu’ils ne le sont en France. L’écart est toutefois plus modéré avec l’Allemagne qui consacre 780 € PPA de plus que la France par habitant en 2021.

En 2020, et pour cet indicateur, la France se situe au 7e rang des pays étudiés ici, à un niveau proche du Canada, du Danemark ou du Luxembourg.
 

Graphique 1 ● Dépense courante de santé au sens international (DCSi)

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* Les pays de l’UE-27 correspondent aux 27 pays membres de l’Union européenne (UE) en juillet 2022 (le Royaume-Uni n’en fait donc pas partie). Les pays de l’UE-15 correspondent aux pays qui appartenaient à l’UE entre 1995 et 2004 (le Royaume-Uni en fait partie). Les NM-13 correspondent aux 13 nouveaux membres de l’UE à partir de 2004. Les données pour Malte, seul pays de l’UE-27 à n’avoir pas communiqué sa DCSi 2020 à l’OCDE, portent sur l’année 2018. Elles sont mises à disposition par Eurostat dans le respect de la convention SHA. 
Les parités de pouvoir d'achat santé (PPA santé) utilisées ici proviennent de calculs effectués par l’OCDE sur un panier de produits et services de santé standards pour l’année 2017 (OCDE, 2021). Elles permettent de neutraliser les différences de consommation et de prix spécifiques au secteur de la santé. Nous faisons ici l’hypothèse qu’elles n’ont pas été modifiées entre 2017 et 2020. Sur ce graphique, les PPA utilisent l’euro comme monnaie nationale et la France comme pays de référence (base 1).
Note : Les données pour la France ont été actualisées pour l’année 2021 par rapport aux données diffusées par l’OCDE ou Eurostat pour tenir compte des révisions décrites en annexe 3. Elles correspondent aux données de la partie sur la France de cet ouvrage.
Sources : DREES, comptes de la santé (pour la France) ; OCDE, Eurostat, OMS, Système international des comptes de la santé (SHA).

Les niveaux de prix des biens et services de santé varient considérablement suivant les pays

Les variations de dépenses entre pays peuvent être dues à des différences liées aux prix des produits et des services achetés, ou à des différences de « volume », c’est-à-dire liées à la quantité de biens et services utilisés par les individus. C’est pour tenir compte de cette décomposition que l’on utilise les niveaux de prix, qui indiquent le ratio des prix du même panier de produits et services dans différents pays. Sur le graphique ci-dessous, trois catégories de niveaux de prix sont présentées : la consommation individuelle effective (qui correspond à l’ensemble des biens et services acquis par les ménages), la santé (l’ensemble des biens et services de santé acquis par les ménages, comprenant les équipements, les médicaments et le personnel soignant) et les services hospitaliers. Ces données permettent d’ajuster les dépenses concernées par les prix, pour apprécier les différences de volume des produits et services consommés. 
Les niveaux de prix varient considérablement suivant les pays. En règle générale, plus le pays dispose d’un PIB par habitant élevé, plus les prix pratiqués sont hauts. Les prix des biens durables (par exemple, les voitures) varient moins que les prix des services (par exemple, l’éducation et la santé). Le fait que les biens durables sont souvent soumis à la concurrence internationale dans différents pays réduit les écarts de prix ; les services, en revanche, sont généralement achetés localement. Les niveaux de salaire étant supérieurs dans les pays les plus développés, les prix des services sont eux aussi plus élevés. Les variations interpays de prix dans le secteur de la santé, secteur relativement intensif en main-d’œuvre, ont donc tendance à être plus prononcées que par rapport à l’économie dans son ensemble. 

C’est pourquoi, même en utilisant la France comme pays de référence (base 1), les niveaux de prix liés à la consommation individuelle effective en Suisse sont de 1,59, quand ceux liés aux biens et services de santé atteignent 2,22 et ceux liés aux services hospitaliers 2,61. Cela signifie que les prix pratiqués en Suisse sont 59 % plus élevés qu’en France pour l’ensemble des biens et services achetés par les ménages, 122 % plus élevés qu’en France pour les biens et services de santé et 161 % plus élevés qu’en France pour les services hospitaliers. Les niveaux de prix sont mesurés par les services en charge de la comptabilité nationale des instituts statistiques nationaux. Pour les services hospitaliers, une enquête triennale est réalisée afin d’analyser la structure des prix. La dernière enquête en date diffusée date de 2017. Pour plus d’informations, voir Eurostat et OCDE .

Graphique ● Niveaux des prix d’achat par catégories de biens et services en 2017, base France = 1

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Lecture : Aux États-Unis, en 2017, les niveaux des prix dans le secteur de la santé, avec la France comme pays de référence (base 1), s’élèvent à 1,64. Cela signifie que pour un panier de biens similaires en santé, les prix aux États-Unis sont 64 % supérieurs à ceux pratiqués en France.
Note : Les niveaux des prix présentés ici proviennent de calculs effectués à partir des parités de pouvoir d’achat de l’OCDE pour l’année 2017 – l’OCDE ne fournit pas de données plus récentes pour les biens et services de santé. Les niveaux de prix correspondent à : PPA x taux de change. Plus précisément, ils ont été calculés à partir d’une base de l’OCDE indiquant les parités de pouvoir d’achat en monnaie nationale par euro en 2017, utilisant l’UE-28 comme base 1. Nous avons ajusté ces données du taux de change des monnaies nationales par rapport à l’euro, et choisi la France comme pays de référence (base 1). Donc, sur ce graphique, les niveaux de prix utilisent l’euro comme monnaie nationale et la France comme pays de référence (base 1). 
Source : OCDE, Statistiques sur le pouvoir d’achat et les taux de change (2022).

 

Graphique 2 ● Taux de croissance annuel moyen de la DCSi

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Source : OCDE, Eurostat, OMS, Système international des comptes de la santé (SHA)

La dépense courante de santé se sont accrues dans l’ensemble des pays de l’OCDE en 2020, et en 2021

Après une croissance modérée des dépenses de santé entre 2013 et 2019, principalement due à de fortes contraintes budgétaires, la DCSi, en valeur, a augmenté dans la quasi-totalité des pays ayant communiqué des données pour 2020 et pour 2021.
Avant la crise sanitaire du Covid-19, les dépenses de santé progressent ainsi d’environ 4 % par an entre 2013 et 2019 en Allemagne. La croissance est du même ordre aux États-Unis, avec néanmoins un dynamisme plus marqué à partir de 2014 et la mise en œuvre du Patient Protection and Affordable Care Act (ACA ou Obamacare). L’Espagne et le Royaume-Uni connaissent également une croissance dynamique de leurs dépenses de santé, avec un peu plus de variations au cours de la période observée, voire une progression heurtée pour l’Espagne (notamment entre 2015 et 2016). La France et l’Italie ont des profils plus stables et une croissance de leurs dépenses à prix courants parmi les plus faibles d’Europe avec environ 2 % en moyenne d’augmentation par an. En France, cette progression est régulée par l’objectif national des dépenses d’Assurance maladie (Ondam). 

En 2020 et 2021, sous l’effet de la crise sanitaire, la DCSi en valeur augmente dans la totalité des pays de l’OCDE. En 2020, on observe toutefois des évolutions très différenciées suivant les pays. En valeur, la variation s’échelonne entre 2,6 % en Italie et 15,7 % au Royaume-Uni. La hausse généralisée de la DCSi tient pour l’essentiel aux dépenses exceptionnelles liées à l’épidémie de Covid-19 : achats de masques, tests de dépistage, primes aux soignants, etc. Au Royaume-Uni, la hausse spectaculaire des dépenses de santé provient en particulier des coûts très élevés consacrés à l’acquisition des masques et des équipements de protection individuelle (qui ont été achetés en très grande quantité et au-dessus des prix du marché), ainsi qu’à la mise en place du système de dépistage et de suivi des malades britanniques, le « Test and Trace System » .

Tableau 1 ● Dépense courante de santé au sens international (DCSi) en France - en milliards d'euros

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Source : DREES, comptes de la santé, édition 2022.

Tableau 2 ● CSBM en valeur avec ses principales composantes et en volume

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* Optique, prothèses, orthèses, véhicules pour handicapés physiques, petits matériels et pansements.
Source : DREES, comptes de la santé, édition 2022.

La dépense courante de santé au sens international accélère en 2021

En France, la dépense courante de santé au sens international (DCSi ) de 2021 s’élève à 307,8 milliards d’euros, soit 12,3 % du PIB (cf. Tableau 1). La crise sanitaire de Covid-19 induit une accélération de la DCSi : +9,8 % en 2021, après +3,7 % en 2020, contre 1,9 % en moyenne entre 2013 et 2019. Cette accélération est portée par la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) et les dépenses de prévention liée à l’intensification de la campagne de dépistage et le déploiement de la vaccination.

La plus forte croissance de la consommation de soins et de biens médicaux depuis trente ans

En 2021, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) progresse fortement en France (+7,9 % en 2021 après +1,6 % en 2020, cf. Tableau 3). Elle atteint 226,7 milliards d’euros en 2021, soit une dépense moyenne de 3 350 euros par habitant. Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis trente ans, période durant laquelle la CSBM a crû de 3,5 % par an en moyenne. 
L’ensemble des secteurs contribue à la croissance de la CSBM en 2021. Les principaux secteurs contributeurs sont les soins hospitaliers, et les trois secteurs concernés par la réforme du 100 % santé  (les prothèses dentaires, les audioprothèses et l’optique médicale).

Tableau 3 ● Contribution à la croissance de la CSBM en valeur

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Source : DREES, comptes de la santé, édition 2022.

Les soins hospitaliers augmentent fortement pour la deuxième année consécutive

Les dépenses de soins hospitaliers dans le secteur public augmentent de 5,4 % en 2021, après +7,2 % en 2020. Cette augmentation s’explique par la hausse des rémunérations des personnels du fait des mesures du Ségur de la santé. Malgré la forte hausse des dépenses constatée en 2021, l’activité en volume reste toutefois inférieure au niveau atteint avant la crise épidémique, car la reprise des volumes en 2021 (+2,1 %) ne compense pas la baisse de 2020 (-7,7 %). Les hôpitaux publics ont déprogrammé une partie de soins non urgents afin d’accueillir les patients atteints de la Covid 19 lors des pics épidémiques de 2020 et de 2021.
La consommation de soins du secteur hospitalier privé s’élève à 25,3 milliards d’euros en 2021. Elle augmente de 8,9 % après 2,4 % en 2020. L’activité hospitalière privé rebondit en 2021 (+7,3 % en volume) après une forte baisse en 2020 (-6,3 %). Comme pour les hôpitaux publics, les cliniques privées ont reçu des soutiens financiers de la part de l’Assurance maladie pour faire face aux surcoûts liées à la crise sanitaire. Pour les cliniques privées, ce soutien a pris la forme d’une garantie de financement qui assure un niveau de revenu au moins équivalent à celui atteint en 2019. Ce dispositif, reconduit en 2021, s’élève à 1,1 Md€ en 2020 et 0,6 Md€ en 2021.
Les postes concernés par la réforme du 100 % santé (audioprothèses, optique médicale et prothèses dentaires) augmentent très fortement en 2021. Après un repli en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire, la consommation des trois postes concernés par la mise en œuvre de la réforme du 100 % santé est particulièrement dynamique en 2021. La croissance de ces dépenses est soutenue par la montée en charge de ce dispositif mais également par un probable effet de report de consommation entre 2020 et 2021. 
Les soins de dentistes augmentent ainsi de 22,5 %, portés par la consommation de prothèses dentaires et plus particulièrement les prothèses du panier 100 % santé, en hausse de près de 40 % en 2021. En nombre d’équipements consommés, le panier 100 % santé devient majoritaire dès 2020 avec 54 % des équipements vendus. 
Également soutenue par la progression des appareils auditifs du 100 % santé, la consommation d’audioprothèses augmente dans des proportions importantes (+60,0 %). 
En revanche, le redémarrage de la consommation d’optique médicale (+15,8 % en 2021) est majoritairement porté par le panier au « tarif libre ». L’offre 100 % santé en optique ne connaît pas un essor comparable à celle des prothèses dentaires et des audioprothèses. Elle ne représente en 2021 que 5 % de la dépense d’optique médicale.
La consommation de soins de médecins généralistes et spécialistes bondit en 2021 après la baisse d’activité enregistrée en 2020 (respectivement +2,9 % et +8,8 %, après -2,7 % et -1,8 %). Les mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19 lors de la première vague avaient fortement limité les déplacements chez les praticiens. Le rebond de la consommation en 2021 est nettement plus important pour les soins de médecins spécialistes que pour les soins de médecins généralistes. Ainsi, pour les spécialistes, la consommation atteint un niveau très largement supérieur à celui de 2019, tandis que pour les généralistes, la consommation retrouve seulement son niveau d’avant crise. 
La consommation de soins courants infirmiers s’élève à 9,3 Md€ en 2021. Elle est en ralentissement (+3,0 % après +8,1 % en 2020).
Les dépenses de laboratoires de biologie médicale hors tests PCR, s’élèvent à 4,9 Md€ ; elles rebondissent nettement en 2021 (+9,5 % après -1,4 % en 2020). Les ménages financent directement 5,6 % de ces dépenses en 2021.

La consommation de médicaments en ambulatoire (y compris rétrocessions hospitalières, rémunérations forfaitaires et remises conventionnelles) augmente de 4,4 % en 2021 après six années consécutives de baisse. Cette progression est due à la hausse des volumes de médicaments (+7,7 %), alors que les prix continuent de baisser (-3,0 %). L’augmentation en volume s’explique notamment par de fortes hausses de consommation de plusieurs classes thérapeutiques et par l’arrivée sur le marché de nouveaux traitements coûteux.
La consommation de biens médicaux hors optique et audioprothèses se stabilise en 2021 après une forte hausse des dépenses en 2020 (+11,2 %). Ce ralentissement s’explique notamment par la forte baisse du prix des masques chirurgicaux et FFP2.
Enfin, les dépenses de transports sanitaires en ambulatoire s’élèvent à 5,6 Md€ en valeur. Après deux années de baisse (-6,3 % en 2020 et -0,8 % en 2019), la consommation de transports sanitaires rebondit fortement en 2021 (+17,7 %).  
 

Les comptes de la santé, publiés chaque année par la DREES, présentent différents agrégats :

Dépense courante de santé au sens international (DCSi) :

La dépense de santé au sens international (DCSi) est l’agrégat utilisé pour les comparaisons internationales. Celle-ci inclut la consommation des soins et de biens médicaux (CSBM) mais également les dépenses de soins de longue durée, de prévention et celles liées à la gouvernance des systèmes de santé. Les dernières données harmonisées au niveau international disponibles portent sur l’année 2021.

Consommation de soins et biens médicaux (CSBM) :
La CSBM représente la valeur totale des biens et services qui concourent directement au traitement d’une perturbation de l’état de santé. Cette dépense inclut l’ensemble des biens médicaux et soins courants, y compris ceux des personnes prises en charge au titre des affections de longue durée (ALD). Elle exclut en revanche diverses composantes de la dépense liées notamment à la gestion et au fonctionnement du système ainsi qu’aux soins de longue durée, comptabilisées dans la dépense courante de santé. 
La CSBM couvre le champ des consommations effectuées sur le territoire national par les assurés sociaux relevant des régimes français et les personnes prises en charge au titre de l’aide médicale de l’État (AME) ou des soins urgents (soins des personnes en situation irrégulière sur le territoire français).

Plus précisément, la CSBM regroupe :
-    la consommation de soins des hôpitaux publics et privés (y compris les médicaments et les dispositifs médicaux) ;
-    la consommation de soins de ville (soins dispensés par les médecins et les auxiliaires médicaux, soins dentaires, analyses médicales et cures thermales, rémunérations forfaitaires des professionnels de santé) ;
-    la consommation de transports sanitaires ;
-    la consommation de médicaments et d’autres biens médicaux en ambulatoire (optique, orthèses, prothèses, véhicules pour handicapés physiques [VHP], matériels, aliments, pansements et produits d’origine humaine [POH]).


Les traitements spécifiques liés à l’épidémie de Covid-19

Au cours de l’année 2020, l’Assurance maladie a mis en place des aides spécifiques en direction des praticiens et des établissements ayant subi des pertes d’activité à cause des mesures de restrictions sanitaires (dispositif d’indemnisation à la perte d’activité – DIPA- pour les praticiens libéraux, garantie de financement pour les établissements privés, et compensation de perte d’activité pour l’ensemble des établissements de santé et médico-sociaux). Une partie de ces aides spécifiques ont été reconduites pour l’année 2021. Dans la précédente édition des comptes de la santé, ces aides n’étaient pas considérées comme des dépenses de consommation en santé, mais comme des subventions à la production en direction du système de santé. Elles n’entraient donc pas dans le calcul de la CSBM mais étaient comptabilisées au sein de la DCSi. En conformité avec la codification internationale retenue par SHA, l’ensemble des subventions sont à présent comptabilisées au sein de la CSBM dans chacun des postes de soins correspondants.

Pour plus de détails se reporter à la publication « Les dépenses de santé en 2021. Résultats des comptes de la santé », DREES, Collection Panoramas de la DREES - Santé, septembre 2022.
 

Organismes responsables de la production de l’indicateur : DREES

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