1.4. Capacité d'accueil des enfants de moins de trois ans

1.4.2. Disparités territoriales d'accueil des enfants de moins de trois ans

En 2019, la capacité théorique des modes d’accueil formels est de 59,8 places pour 100 enfants de moins de trois ans en France entière (hors Mayotte) et de 60,7 places en métropole. Au sein des DROM (hors Mayotte et COM), la capacité d’accueil est moins importante : elle se situe en moyenne à 30,5 places pour 100 enfants de moins de trois ans. Pour l’ensemble du territoire, c’est 0,5 point de plus qu’en 2018.
Selon le département (hors COM), cette capacité d’accueil se situe entre 10,7 (Guyane) et 87,6 places (Haute-Loire) pour 100 enfants de moins de trois ans (cf. carte 1). Sur le territoire métropolitain, les départements de Bretagne et des Pays de la Loire maintiennent des capacités théoriques d’accueil supérieures à 75 places. En Île-de-France, Paris et les Hauts-de-Seine bénéficient des capacités les plus élevées avec respectivement 72,3 places et 70,6 places pour 100 enfants de moins de trois ans alors que dans cette même région, les deux départements les moins bien couverts, le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis, affichent des taux bien inférieurs (respectivement 41,2 et 31,3).
Le département de Seine-Saint-Denis est le département métropolitain affichant le taux de couverture le plus bas (31,3 %). On trouve ensuite la collectivité de Corse et la majorité des départements du pourtour méditerranéen avec des taux de couverture inférieurs à 51 places pour 100 enfants.

Selon les départements, la complémentarité des différents types d’offre est plus ou moins importante. Ainsi, des départements peu couverts par les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) peuvent avoir un taux de couverture global élevé (comme ceux du Grand Ouest notamment) du fait d’une offre en accueil individuel par les assistant(e)s maternel(le)s supérieure à la moyenne nationale. En revanche, des départements relativement bien couverts en EAJE, avec plus de 25 places pour 100 enfants (comme le Val-de-Marne, les Alpes-Maritimes, la Martinique ou les Bouches-du-Rhône), peuvent correspondre à des départements dont le taux de couverture global moyen est relativement faible (compris entre 48 et 55 places pour 100 enfants).

En matière d’accueil individuel, le nombre de places proposées à des enfants de moins de trois ans par les assistant(e)s maternel(le)s directement employés par les parents s’élève à 732 200 en métropole et à 6 500 dans les DROM (hors Mayotte) et les COM de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Ce sont 14 700 places de moins qu’en 2018. Il convient de noter que 5 500 places n’ont pu être précisément géo localisées. Si l’on rapporte cette offre au nombre d’enfants de moins de trois ans, elle se situe en moyenne à 7,3 places pour 100 enfants de moins de trois ans dans les DROM (hors Mayotte) et à 33,9 places pour la France métropolitaine. 
Cette couverture varie selon les départements (cf. carte 2) : la moitié des départements dispose d’un potentiel de places en accueil individuel supérieur à 39,8 places pour 100 enfants. En métropole, l’offre de places chez les assistants maternels varie entre 5,0 pour Paris et 67,1 places pour la Mayenne. La majorité des départements situés dans le Grand Ouest sont ceux qui ont les capacités d’accueil individuel par les assistant(e)s maternel(le)s les plus élevées. En ce qui concerne les DROM, la Guadeloupe enregistre le plus fort taux de couverture avec 13,5 places pour 100 enfants de moins de trois ans tandis que la Guyane affiche le plus faible avec 2 places pour 100.

Concernant le potentiel d’accueil en structures collectives, familiales et parentales, il a augmenté de près de 11 000 places par rapport à 2018 pour atteindre 471 000. Permettant d’offrir 20,9 places pour 100 enfants de moins de trois ans, il varie également selon les départements (cf. carte 2) : de 7,7 en Guyane à 51,7 à Paris. Ces équipements d’accueil du jeune enfant, principalement concentrés dans les zones urbanisées denses, offrent des taux de couverture notablement plus élevés dans certains départements d’Île-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Haute-Garonne, dans le Tarn, le Bas-Rhin et en Martinique où il est supérieur à 25 places. 

La politique d’accueil du jeune enfant s’inscrivant notamment dans la problématique de conciliation vie familiale-vie professionnelle, une approche par zone d’emploi (zone délimitant les déplacements domicile-travail) peut permettre d’apprécier l’offre à un échelon adapté aux besoins des familles. 
Les disparités constatées sur la carte départementale se retrouvent sur le découpage par zone d’emploi proposé ci-dessous (cf. cartes 3). Toutefois cette dernière fait état de nuances au sein de départements fortement couverts ou plus faiblement couverts. Par exemple, un contraste apparaît dans les départements bretons du Finistère ou de l’Ille et Vilaine, dans lesquels certaines zones d’emploi connaissent des taux de couvertures plus faibles.
 

Cartes 1 ● Capacité théorique d'accueil total par les modes d’accueil « formels » au 31 décembre 2019

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Sources : Cnaf (EQUEAJE et ALLSTAT – FR6), Drees (enquête PMI) Acoss (CNTPAJE), CCMSA, MENESR-DEPP et Insee. ©geofla 2020
Champ : France entière (hors Mayotte). non compris les places en accueil collectif non financées par la PSU.
Note : pour le détail de l’estimation, cf. encadré méthodologique du sous-indicateur n°1-4-1.

Organisme responsable de la production de l’indicateur : CNAF

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