1.2. Evolutions démographiques

1.2.1. Naissances et indice conjoncturel de fécondité

La baisse des naissances se poursuit

En 2020, 740 000 bébés sont nés en France, soit 13 000 naissances de moins qu’en 2019 (– 1,8 %). Le nombre de naissances diminue chaque année depuis six ans. Si la baisse semblait marquer le pas en 2019 (– 0,7 %), elle repart de nouveau en 2020. En 2020, il y a eu 79 000 naissances de moins qu’en 2014 La pandémie de COVID-19 a eu un fort impact sur la baisse des naissances : elle a pu décourager les couples à procréer et les inciter à reporter leurs projets de parentalité. Dès février 2021, les naissances repartent à la hausse.
L’année 2011 marque le début d’une période d’infléchissement en trois temps : une légère baisse du nombre de naissances entre 2011 et 2014, qui s’accentue nettement en 2015, 2016 et 2017, puis ralentit ces deux dernières années. Le nombre de naissances de 2020 est ainsi revenu à son niveau de 1997, sans pour autant atteindre le point bas de 1994.
Le repli des naissances entre 2015 et 2020 s’explique à la fois par la diminution de la population féminine en âge de procréer et par la baisse de sa fécondité. Le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans, qui concentrent aujourd’hui plus de 95 % des naissances, est en effet en recul depuis la fin du XXème siècle : elles étaient 8,4 millions en 2020 contre 8,8 millions en 2009 et 9 millions en 1999. La baisse de la fécondité est toutefois le principal facteur explicatif de la diminution des naissances en 2020.
 
La fécondité, mesurée à partir de l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), s’établit ainsi en 2020 à 1,84 enfant né vivant par femme après 1,86 en 2019 et 1,88 en 2018. La baisse de ces dernières années fait suite à une période de forte progression entre 2002 et 2008, puis de maintien autour du seuil de renouvellement des générations (2 enfants par femme) jusqu’en 2014.
 

La France reste le pays européen avec la plus forte fécondité

En 2019, la France conserve sa place de pays le plus fécond de l’Union européenne avec un nombre d’enfants par femme de 1,86 alors que la moyenne parmi l’ensemble des pays de l’Union s’établit à 1,56. L’ICF demeure faible dans les pays du sud, du centre, et de l’est de l’Europe, tels que l’Espagne, l’Italie ou la Pologne (autour de 1,3 enfant par femme). Il est nettement plus élevé (1,8 environ) dans les pays nordiques, en Irlande et en Grande-Bretagne (cf. graphique ci-après).

Graphique 1 ● Nombre de naissances et de l’indicateur conjoncturel de fécondité en France

Fa.1.2_G1.jpg

Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil. 
Champ : France entière (hors Mayotte pour les naissances vivantes avant 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014).

Graphique 2 ● Indicateur conjoncturel de fécondité en Europe en 2019

Fa.1.2_G2.jpg

Source : Eurostat.
(e) : estimation ;
(p) : provisoire

Source des données :
Les données et la plupart des commentaires présentés pour illustrer cet indicateur proviennent du « Bilan démographique 2020 » (INSEE Première n°1834) publié par l’INSEE en janvier 2021 pour la France et de la base de données Eurostat pour l’Europe. 
Les statistiques d’état civil sur les naissances sont issues d’une exploitation des informations transmises par les communes à l’INSEE. 

L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est le plus indiqué pour les comparaisons internationales car il ne dépend pas de la structure par âge des populations : il représente le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme si elle connaissait durant toute sa vie féconde les conditions de fécondité observées l’année considérée. Il est calculé en additionnant les taux de fécondité par âge observés une année donnée.
 

Organisme responsable de la production de l’indicateur : DSS

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